Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 12:24

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Il y a 100 ans existait un mouvement politique breton appelé « Union Régionaliste Bretonne », composé de notables de la petite noblesse et de la bourgeoisie. Je laisse la suite à l’historien Jean-Pierre Le Mat, voici ce qu’il écrit dans son excellent ouvrage « Histoire de Bretagne, le point de vue breton » (1) :


« En 1919, le président de l’Union Régionaliste, le marquis de l’Estourbeillon, remis aux délégués de la Conférence de Paix une pétition signée par 800 notables bretons, dont le héros de Verdun, le maréchal Foch. La pétition s’appuyait sur l’attachement à la France exprimée par le sacrifice des Bretons durant la guerre pour demander un renouvellement du traité de 1532 et le droit pour la Bretagne de s’exprimer dans les conférences internationales. Les Bretons se référaient aux principes du président Wilson, qui prônait le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».


La pétition tirait argument de la surmortalité bretonne par rapport à la moyenne française. « Eh bien, vous êtes donc deux fois français ! » leur fut-il répondu.


Ce mépris craché au visage des régionalistes fut tout à fait salutaire. La nouvelle génération comprit qu’elle n’avait aucun intérêt à s’agenouiller devant la France. Elle ne voulait pas, comme ses aînés, provoquer la pitié, la compassion ou le mépris. Elle provoqua un tout autre sentiment : la haine. Aujourd’hui encore, le nom « Breiz Atao » reste bien sulfureux. »


De fait, les militants nationalistes des années 20 et 30 furent des bâtisseurs, des arts à la politique en passant par la littérature et les médias, même si, c’est vrai, les avancées politiques furent limitées.


Mais revenons aux régionalistes. En 120 ans, ils n’ont jamais cessé d’exister en Bretagne, se situant entre les nationalistes français et les nationalistes bretons dans le paysage politique de notre pays. Aujourd’hui encore, alors que l’expression politique nationaliste bretonne n’a peut-être jamais été aussi faible, les élus régionalistes se retrouvent dans à peu près tous les mouvements présents en Bretagne, tendance minoritaire s’il en est à côté d’autres courants politiques françaises très généralement marquées par un jacobinisme viscéral.


Une bonne partie des régionalistes en Bretagne se retrouvent donc au sein même des partis politiques français présents en Bretagne, de l’extrême-gauche à l’extrême-droite en passant par la gauche, la droite et le centre. Ils veulent favoriser l’identité bretonne à travers sa langue, son territoire, ses traditions, son économie quelquefois. D’un point de vue institutionnel, les plus audacieux veulent doter la région de plus de compétences et d’une plus grande autonomie budgétaire dans une France largement décentralisée. Disons-le tout de suite, ils prêchent dans le désert au sein de partis politiques fondamentalement jacobins, le jacobinisme étant l’essence même de la France politique. Cependant, ces partis tolèrent ces personnalités régionalistes et même les recherchent. En effet, face à une opinion publique profondément attachée à ses régions, il est utile de pouvoir abattre de temps en temps cette carte sur la table du tripot électoral.


Plus anecdotique, il arrive aussi que le régionalisme se constitue en parti politique. Cette stratégie est-elle plus payante ? Actuellement, on en compte deux en Bretagne. A l’extrême-droite, le Bloc Identitaire s’est constitué face au Front National dont le jacobinisme pur et dur constitue une véritable colonne vertébrale idéologique. Il revendique un credo régionaliste dans le cadre d’un programme fascisant. Pour l’instant, le Bloc Identitaire connait un certain succès dans les régions niçoise, lyonnaise, bordelaise et parisienne. Mais quelque chose de très révélateur vient d’arriver. Le mouvement s’est réuni en congrès à Nice, dans son fief. Et par 2/3 des voix, il a été décidé d’abandonner la candidature de son champion Arnaud Gouillon et de soutenir Marine Le Pen à l’élection présidentielle.


A l’opposé de l’échiquier politique français, un vieux parti reste le grand spécialiste du régionalisme en Bretagne : l’Union Démocratique Bretonne. Ce parti a aujourd’hui plus de 50 années au compteur et il compte une grosse centaine de membres. Adhérant à une plateforme de différents mouvements régionalistes de l’Hexagone (elle-même composante de l’aile la plus à gauche d’Europe Ecologie Les Verts), l’UDB se définit comme anti-capitaliste et pour une Bretagne autonome dans une France fédérale. Grâce à un accord avec Les Verts (B4), elle a aujourd’hui 4 conseillers régionaux au conseil régional de Bretagne et plusieurs dizaines d’élus municipaux dans des listes PS ou gauche plurielle.


Christian Guyonvarc’h, son président, vient de monter au créneau contre la célèbre association d’entrepreneurs bretons Produit en Bretagne. Cela mérite quelques explications. L’association regroupe de nombreuses entreprises des 5 départements à travers son logo à la notoriété solidement établie chez les consommateurs. Concernant aussi bien les produits que les services, elle n’hésite pas à afficher un certain militantisme à travers notamment la langue et la culture bretonnes, contribuant grandement à créer des ponts entre culture et économie bretonnes, nourrissant le sentiment identitaire breton, décomplexant les Bretons, et contribuant à réinventant une société civile bretonne qui a si souvent fait défaut. Récemment, Produit en Bretagne a lancé une nouvelle campagne publicitaire intitulée « Devenez président de la relocalisation des achats ! », surfant sur l’actualité forte de ces prochains mois, l’élection présidentielle, dont les thèmes principaux sont justement les délocalisations, l’achat patriotique et l’emploi. L’attaque s’est focalisée sur un encart publicitaire dans le Télégramme intitulé « Produit en Bretagne remercie les candidats à la présidentielle de soutenir enfin la relocalisation ! ». Et de citer plus bas les déclarations les plus récentes de 6 candidats sur ce thème. Christian Guyonvarc’h a déclaré qu’il boycotterait désormais Produit en Bretagne car parmi les citations il y a celle de Marine Le Pen. Il accuse Produit en Bretagne d’avoir dela complaisance vis-à-vis du Front National. Les commentaires vont bon train à l’UDB, dans les médias et sur internet. Certains partent même dans les fantasmes les plus fous, s’attaquant à l’institut de Locarn devenu un « repaire » de Produit en Bretagne pour ourdir un complot libéral-fasciste… bref. Chistian Guyonvarc’h n’a, à aucun moment, critiqué le fait que Jean-Luc Mélenchon soit cité. Pourtant, le jacobinisme du Front de Gauche, aux positions anti-bretonnes dures, n’a rien à envier à celui du Front National.


Ces deux exemples conduisent au même constat : les régionalistes font passer leur appartenance à leur chapelle politicienne française avant les intérêts politiques bretons. Au-delà d’un discours régionaliste parfois sincère, les actes des régionalistes conduisent toujours à un résultat oscillant entre une avancée fragile ou anecdotique et une trahison pure et simple de la cause bretonne. Peu importe qu’ils agissent au sein des grands appareils politiciens français ou au sein de petites formations politiques autonomes, leur maître reste français quoiqu’il arrive.


Consensuel jusqu’à la faiblesse, sympathiquement folklorique dans un monde globalisé, le régionalisme est dans l’air du temps. Mais pour les nationalistes, les régionalistes sont au mieux une gêne, au pire une difficulté supplémentaire.


Les nationalistes veulent que la Bretagne redevienne un pays libre, souverain et prospère, maître de son destin et de ses choix. Pour y arriver, il existe des erreurs stratégiques à ne plus répéter, nous venons d’en voir une. L’union sacrée de tendances politiques diamétralement opposées en est une autre, illusoire rêve des politiciens de comptoir qu’on nous ressort de temps en temps. Au cours des prochaines années, le combat politique de notre libération nationale ne devra plus se fourvoyer dans ce genre de choix stérile, illusoire et contre-productif.

(1) « Histoire de Bretagne, le point de vue breton », édition Yoran Embanner, en vente ici.

Par Nadoz-mor - Publié dans : nadoz
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Mercredi 6 août 2008 3 06 /08 /Août /2008 07:18

Ce matin je me suis levé à 6 heures. Un chroniqueur de France-info a dit que quand on n'a plus envie de dormir il faut se lever, même s'il est tôt. Et je suis quelqu'un d'obéissant! Quelques autres sujets radiophoniques matinaux et "estivaux" (donc futiles??) suscitent en moi les commentaires suivants :

- génocide au Rwanda : une commission d’enquête rwandaise a conclu que la France savait qu’un génocide était en préparation. Elle aurait " "participé aux principales initiatives" de sa mise en place et "à sa mise en exécution". Suite à ces accusations gravissimes, elle réclame que 13 hauts responsables politiques et 20 militaires français soient poursuivis. Souvenez-vous, la France était présente au Rwanda en 1994 à travers l'opération militaire Turquoise, sous mandat de l'ONU. Selon le rapport rwandais, les Français ont été non seulement collabos mais aussi directement bourreaux : "Des militaires français ont commis eux-mêmes directement des assassinats de Tutsis et de Hutus accusés de cacher des Tutsis (...) Des militaires français ont commis de nombreux viols sur des rescapées tutsies". Parmi les 13 dirigeants français incriminés par le rapport figurent notamment le président de la République à l’époque des faits François Mitterrand, le Premier ministre Edouard Balladur, le ministres des Affaires étrangères Alain Juppé ou encore le secrétaire général de l’Elysée Hubert Védrine. La France n'a pas encore réagi à ses accusations. Pour rappel, selon l'ONU, le génocide rwandais a fait 800.000 morts parmi la minorité tutsie et les Hutus modérés.

- Hervé Edwy Plenel, français né à Nantes et ayant grandi essentiellement en Algérie, est un des rares journalistes d'investigation en Hexagone. Victimes comme des milliers d'autres des "écoutes de l'Elysée" de François Mitterrand et de mitterrandistes comme Charles Hernu dans les années 1980 et 1990, il s'est distingué notamment dans les affaires des Irlandais de Vincennes et du Raibow Warrior. Récemment, il a fondé le site d'informations Mediapart qui, comme l'Agence Bretagne Presse par exemple, est un des rares médias indépendants en Hexagonerie. Ce matin, il était interviewé par France-info, et a donné sa vision des médias en France : "Où est l'indépendance aujourd'hui? (...) Où est Monsieur Lagardère? Dans tous les médias. Où est Monsieur Arnault? Dans tous les médias. Où est Monsieur Bolloré? Dans les médias. Où est Monsieur Dassault? Dans les médias. Nous avons un paysage médiatique en France qui est une honte pour une démocratie adulte!". On aimerait entendre cela plus souvent... Au passage, on retrouve dans ces noms ceux avec qui le candidat neuilléen avait fêté son "élection" à la présidence de la France, dans un grand restaurant des Champs-Elysées, le soir même. Ce qui est sidérant, c'est que les médias français, en Chine en ce moment pour cause de Jeux Olympiques, n'arrêtent pas de parler de l'internet bridé par les autorités chinoises, comme si la France n'essayait pas de purger internet elle-même (j'avais déjà parlé de la purge des images des émeutes de banlieues de fin 2005, voir http://nadoz.over-blog.com/article-1837724.html). Hypocrisie ou naïveté de la part des journalistes français?

- l'affaire de la vente des frégates à Taïwan : France-info nous apprend, et cette fois il en parle longuement toute la matinée, qu'après 11 ans d'instruction c'est le non-lieu qui conclu cette affaire (en France hein, parce quà Taïwan les militaires et les hommes d'affaires en cause ont été condamnés). Le procureur de la république française Jean-Claude Marin a déclaré "La tentative d'escroquerie n'est pas prouvée". Ba non, donc non-lieu. En France ce qu'il reste de culture populaire dit que tout finit toujous en chanson. Tout finit toujours en non-lieu plutôt! "Aucune trace de commission occulte n'a été identifié." Pour mémoire en 1991 la France vend des frégates militaires à Taïwan pour 2 milliards et demi d'euros. Deux ans plus tard on découvre que des pots-de-vin colossaux ont été versés (520 millions de dollars). Selon France-info (tôt le matin quand même pour ces dernières infos) : "Tous les gouvernements de droite comme de gauche ont toujours refusé la levée du secret-défense sur les documents liés à l'affaire". La radio affirme aussi que le magistrat breton Renaud Van Ruymbeke ne sera jamais autorisé à prendre connaissance des documents. A noter que l'affaire des frégates vendues à Taïwan sera à l'origine de deux autres affaires : l'affaire Elf dans laquelle un autre mitterrandiste Roland Dumas sera acquitté en appel, et l'affaire Cleartream dans laquelle Nicolas Sarkozy sera accusé puis vite blanchi d'accusations politico-financières sur fond de rivalité avec le bonapartiste Dominique Galouzeau (dit de Villepin pour les "veaux"), ex-premier-ministre de la France.

- terminons cette revue de presse par un hommage : la disparition d'Aleksandr Soljenitsyn est l'occasion de rappeler que non seulement il était un grand écrivain, mais aussi, en tant que nationaliste russe, un opposant historique au régime de l'URSS, cet état totalitaire aux frontières artificielles. En somme un Aimé Césaire russe, le colonialisme français valant bien le communisme soviétique. N'est-ce pas une autre grande figure nationaliste, le tchèque Vaclav Havel, qui avait déclaré : "La France est le dernier pays soviétique d'Europe"? C'est sans doute vrai quand on se souvient de l'incroyable opération d'intox politico-médiatique française de ce printemps : le corps d'Aimé Césaire encore tiède, les institutions françaises avaient rendu des hommages très appuyés envers celui qui n'aura pas été qu'un grand homme de lettres mais aussi et surtout, toute sa vie, un grand leader indépendantiste contre la France. Ca n'empêchera pas nos politiciens et nos journalistes de demander sans rire qu'il soit enterré au Panthéon hexagonal. Vraiment , ils sont trop forts ces Français!

Aimé Césaire, Aleksandr Soljenitsyn, Gandhi, Nelson Mandela... tous ces nationalistes ont eu les mêmes combats. Qu'ils soient des exemples pour les nationalistes bretons!

Par Nadoz-mor
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Jeudi 31 juillet 2008 4 31 /07 /Juil /2008 21:07
Un texte trouvé sur le net, que je soumet à votre sagacité!

Cours sur les taxes

Vous trouverez ci-dessous un texte reçu en anglais et provenant d’un professeur américain qui essaye d’expliquer à ses semblables le système des impôts. Ce texte a été traduit et adapté…..

Le principe des impôts semble pouvoir s’expliquer par une logique assez simple. Mais beaucoup pourtant ne le saisissent toujours pas. Comme c’est la saison des taxes, laissez-moi vous l’expliquer en des termes simples que tout le monde peut comprendre.

Imaginons que tous les jours, 10 amis se retrouvent pour boire une bière et que l’addition totale se monte à 100 euros. (Normalement, cela ferait 10 euros par personne).

Mais nos dix amis décidèrent de payer cette facture selon une répartition qui s’inspire du calcul de l’impôt sur le revenu, ce qui donna à peu près ceci :

·       Les 4 premiers (les plus pauvres !?), ne paieraient rien. 
·       Le cinquième paierait 1 euros 
·       Le sixième paierait 3 euros 
·       Le septième paierait 7 euros 
·       Le huitième paierait 12 euros 
·       Le neuvième paierait 18 euros 
·       Le dernier (le plus riche ?!) devrait payer 59 euros. 

Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour pour boire leur bière et semblaient assez contents de leur arrangement. Jusqu’au jour ou le tenancier les plaça devant un dilemme : 

« Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j’ai décidé de vous faire une remise de 20 euros sur la facture totale. Vous ne payerez donc désormais vos 10 bières que 80 euros. »

Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon qu’ils auraient payé leurs taxes. Les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais comment les six autres, (les clients payants), allaient diviser les 20 euros de remise de façon équitable ? Ils réalisèrent que 20 euros divisé par 6 faisaient 3.33 euros.

Mais s’ils soustrayaient cette somme de leur partage alors le 5ème et 6ème homme devraient être payés pour boire leur bière.

Le tenancier du bar suggéra qu’il serait plus équitable de réduire l’addition de chacun d’un pourcentage du même ordre, il fit donc les calculs.

Ce qui donna à peu près ceci :

·       Le 5ème homme, comme les quatre premiers ne paya plus rien. (un pauvre de plus ? Ndt) 
·       Le 6ème paya 2 euros au lieu de 3 (33% de réduction) 
·       Le 7ème paya 5 euros au lieu de 7 (28% de réduction) 
·       Le 8ème paya 9 euros au lieu de 12 (25% de réduction) 
·       Le 9ème paya 14 euros au lieu de 18 (22% de réduction) 
·       Le 10ème paya 50 euros au lieu de 59 euros (16% de réduction) 

Chacun des six « payants » paya moins qu’avant et les 4 premiers continuèrent à boire gratuitement.

Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie :

« J’ai seulement eu 1 euros sur les 20 euros de remise », dit le 6ème, il désigna le 10ème « lui, il a eu 9 euros ».

« Ouais ! dit le 5ème, j’ai seulement eu 1 euro d’économie »

  « C’est vrai ! » s’exclama le 7ème, « pourquoi aurait-il 9 euros alors que je n’en ai eu que 2 ? Le plus riche a eu le plus gros de la réduction »

« Attendez une minute » cria le 1er homme à l’unisson, « nous quatre n’avons rien eu du tout nous. Le système exploite les pauvres ».

Les 9 hommes cernèrent le 10ème et l’insultèrent.

La nuit suivante le 10ème homme (le plus riche ?!) ne vint pas. Les neuf autres s’assirent et burent leur bière sans lui. Mais quant vint le moment de payer leur note ils découvrirent quelque chose d’important : ils n’avaient pas assez d’argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l’addition.

Et cela, mes chers amis, est le strict reflet de notre système d’imposition. Les gens qui payent le plus de taxes tirent le plus de bénéfice d’une réduction de taxe.
  
Taxez les plus fort, accusez-les d’être riches et ils risquent de ne plus se montrer désormais. En fait ils pourraient commencer à aller boire à l’étranger où l’atmosphère est..., comment dire,... plus amicale !

Pour ceux qui ont compris, aucune explication n’est nécessaire.
Pour ceux qui n’ont pas compris, aucune explication n’est possible.
 

Signé
David R. Kamerschen, Ph. D.
Professeur d’économie
University of Georgia, USA
Par Nadoz-mor
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Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /Mai /2008 11:28
Entendu sur France-Info à 4h30 du matin ce lundi : une centaine de supporters du PSG a investi la station Saint-Michel à Paris, avant un match de football PSG -Lyon ce week-end. Ils ont chanté la Marseillaise à de nombreuses reprises, ont fait le salut hitlérien et ont crié : "La France aux Français!". Plusieurs personnes d'origine extra-françaises ont été prises à partie et même frappées. Un jeune homme a demi-inconscient a pu s'enfuir grâce au secours de plusieurs personnes qui l'ont emmené avec elles dans une rame de RER qui partait...

Cet événement gravissime et inquiétant de jacobinisme n'a, à ma connaissance, pas été relayé par les médias dans la journée de lundi, ni après.

On peut supposer que c'est le même genre de supporters qui a récemment afficher la grande banderole "Pédophiles, consanguins, chômeurs, bienvenue ches les Ch'tis!" dans un stade français.

La haine des discours, des chants et des slogans se traduit toujours un jour dans les faits, en voici une inquiétante illustration.
Par Nadoz-mor
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Vendredi 16 mai 2008 5 16 /05 /Mai /2008 11:43

Le 8 mai ou le 9 mai est fêté dans beaucoup de pays du monde, notamment européens, comme la victoire des alliés sur l’Axe et plus particulièrement un régime issu du jacobinisme : le IIIè Reich, un état impérialiste et raciste voulant appliquer la folie du national-socialisme à la planète toute entière. Autant dire que c’est un jour importantissime dans l’Histoire de l’Humanité, le jour où la barbarie humaine contemporaine, bien qu’elle existe encore aujourd’hui, a été mise à terre. 

Un 8 mai peut en cacher un autre

Dans ces commémorations, il est affligeant de constater, encore une fois cette année, que le petit monde médiatico-politique français continue à manipuler l’Histoire en se faisant passer pour, globalement, des résistants aux nazis. Ce 8 mai 2008, Nicolas Sarkozy, qui a récemment scandaleusement manipulé l’émouvante et triste histoire du jeune Guy Môquet (qui n’a jamais été résistant), est allé à Ouistreham pour rendre hommage à l’action du commando Kieffer, commando des « Forces Françaises Libres »  qui a débarqué le 6 juin 1944 mais en étant intégré dans les troupes sous commandement britannique (d’où le mépris postérieur de l’orgueilleux De Gaulle). Ce commando comptait nombre de Bretons (certains parlent d'un tiers, d'autres de plus de la moitié), ce qui n’est pas étonnant vu que nos compatriotes constituèrent la très large majorité des recrues des par conséquent bien mal nommées Forces « Françaises » Libres. Au sortir de la seconde guerre mondiale, nous serons d’ailleurs encore une fois roulé dans la farine car nous étions arrivés à ce souhait que la France reconnaisse politiquement notre action de combattant aussi bien en Bretagne qu’en France et dans le monde, et nous savons bien qu’au contraire la France a mis une terrible chape de plomb sur nos désirs ne serait-ce que d’autonomie ou même de simple reconnaissance culturelle et linguistique, et ce jusqu'à aujourd'hui!

Mais il est un peuple qui a connu ce mépris terrible des Français de façon encore plus dramatique, tragique même, et précisément ce 8 mai 1945. Il s’agit des Algériens qui, à l’annonce de l’armistice, ont voulu fêté la capitulation. Une fête qui a dégénéré en émeute de la part de ce peuple opprimé par le régime colonial français, et c’est là que la France (c’est-à-dire son armée et surtout les donneurs d’ordre, les politiques) ont perpétré un effroyable massacre. Les historiens parlent aujourd'hui de 45000 morts. Pour prendre la mesure d'une telle sauvagerie, il faut faire le calcul suivant : en admettant que la journée à duré 24 heures, cela fait 1875 personnes tuées par heure, plus de 31 assassinats par minute ! Oserons-nous parler, le jour de la victoire des Alliés sur les nazis et leurs collaborateurs, de rendement industriel dans l’horreur ?

En ce mois de mai, nous pourrions encore évoquer de tristes anniversaires pour les Malgaches ou des Corses, mais je laisse d’autres en parler mieux que moi. Un mot seulement sur les 18 patriotes Kanaks massacrés il y a 20 ans, début mai 1988, lors de l'assaut de la grotte d'Ouvéa en Nouvelle-Calédonie. On en retrouvera 12 avec une balle dans la tete, pour certains post-mortem. Certains auront été exécutés... au lance-flamme. Officiellement pour Jacques Chirac premier ministre et Bernard Pons son fidèle ministre des territoires (sic) d'Outre-Mer, il n'y a pas eu de "bavures" (re-sic) ce jour-là.

Mitterrand, une vie française

N'empêche que ce 7 mai 1988, François Mitterrand est réélu président de la république française. Les Français croyaient-ils qu'il était plus humaniste, kanak-friendly que le RPR? Celui qui, respectueux et admiratif, fleurissait chaque année, comme un pélerinage, la tombe du maréchal Pétain? Il avait été, il est vrai, décoré de la Francisque, la plus grande distinction française de l'époque, des mains même du chef du régime de l'Etat Français, en décembre 1943. Cela méritait bien d'entretenir le culte. Il avait fait envers lui le solennel serment de fidélité, pendant que tant de héros, la plupart anonymes, et on sait à quel point les Bretons y ont pris plus que leur part, résistaient au fascisme, et y sacrifiaient leur vie. Six petit mois avant que le commando Kieffer ne débarque en Normandie. Oui, c'est bien lui le vrai François Mitterrand, qui sera ensuite ministre de l'intérieur puis de la justice de 1954 à 1957, pendant ce que le pouvoir politico-médiatique français parlait avec une hypocrite pudeur des "événements d'Algérie", alors qu'on massacrait et qu'on torturait à tout va. Entre Jacques Chirac et François Mitterrand, il n'y avait rien à attendre pour les Bretons évidemment, mais pas beaucoup plus pour les Français, je veux dire les Français qualifiés avec mépris de "moyens", comprenez qui n'appartiennent pas aux quelques milliers de privilégiés situés en haut de la pyramide française. Mais les Français ont ce qu'ils méritent, car au final ils s'accomodent bien de leurs dirigeants, préférant vivre dans l'illusion d'appartenir à la race des seigneurs. Ils ne reconnaissent personne ni rien d'autres que leur perfection. Leur orgueil les aveugle. Ce lourd passé qui est le leur les rattrapera peut-être un jour.

Mai, mois de l'espoir breton

Ce mois de mai est heureusement marqué par deux dates importantes et précieuses. Le 9 mai est la journée de l’Europe, cette belle idée des peuples qui font la paix et travaillent ensemble, dans le respect de leur diversité*. Après l’horreur, l’espoir. Puisse notre pays trouver sa place légitime dans le concert des nations du XXIè siècle. Un poète nationaliste nous l'a un jour soufflé : "Nous te ferons Bretagne…"** Et justement, le 19 mai est celui de la Saint Yves, devenue fête nationale. Une fête nationale sympathique, sans défilé militaire ni démonstration de force. Une fêe populaire qui doit encore gagner en patriotisme et ne pas se cantonner à la culture inoffensive. Nous sommes sur la bonne voie. Bevet Breizh! :-)

* "L'unité dans la diversité" est la belle devise de l'Europe.
** Xavier Grall, un de nos grands poètes, mort en 1981.

Par Nadoz-mor
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