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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 12:24

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Il y a 100 ans existait un mouvement politique breton appelé « Union Régionaliste Bretonne », composé de notables de la petite noblesse et de la bourgeoisie. Je laisse la suite à l’historien Jean-Pierre Le Mat, voici ce qu’il écrit dans son excellent ouvrage « Histoire de Bretagne, le point de vue breton » (1) :


« En 1919, le président de l’Union Régionaliste, le marquis de l’Estourbeillon, remis aux délégués de la Conférence de Paix une pétition signée par 800 notables bretons, dont le héros de Verdun, le maréchal Foch. La pétition s’appuyait sur l’attachement à la France exprimée par le sacrifice des Bretons durant la guerre pour demander un renouvellement du traité de 1532 et le droit pour la Bretagne de s’exprimer dans les conférences internationales. Les Bretons se référaient aux principes du président Wilson, qui prônait le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».


La pétition tirait argument de la surmortalité bretonne par rapport à la moyenne française. « Eh bien, vous êtes donc deux fois français ! » leur fut-il répondu.


Ce mépris craché au visage des régionalistes fut tout à fait salutaire. La nouvelle génération comprit qu’elle n’avait aucun intérêt à s’agenouiller devant la France. Elle ne voulait pas, comme ses aînés, provoquer la pitié, la compassion ou le mépris. Elle provoqua un tout autre sentiment : la haine. Aujourd’hui encore, le nom « Breiz Atao » reste bien sulfureux. »


De fait, les militants nationalistes des années 20 et 30 furent des bâtisseurs, des arts à la politique en passant par la littérature et les médias, même si, c’est vrai, les avancées politiques furent limitées.


Mais revenons aux régionalistes. En 120 ans, ils n’ont jamais cessé d’exister en Bretagne, se situant entre les nationalistes français et les nationalistes bretons dans le paysage politique de notre pays. Aujourd’hui encore, alors que l’expression politique nationaliste bretonne n’a peut-être jamais été aussi faible, les élus régionalistes se retrouvent dans à peu près tous les mouvements présents en Bretagne, tendance minoritaire s’il en est à côté d’autres courants politiques françaises très généralement marquées par un jacobinisme viscéral.


Une bonne partie des régionalistes en Bretagne se retrouvent donc au sein même des partis politiques français présents en Bretagne, de l’extrême-gauche à l’extrême-droite en passant par la gauche, la droite et le centre. Ils veulent favoriser l’identité bretonne à travers sa langue, son territoire, ses traditions, son économie quelquefois. D’un point de vue institutionnel, les plus audacieux veulent doter la région de plus de compétences et d’une plus grande autonomie budgétaire dans une France largement décentralisée. Disons-le tout de suite, ils prêchent dans le désert au sein de partis politiques fondamentalement jacobins, le jacobinisme étant l’essence même de la France politique. Cependant, ces partis tolèrent ces personnalités régionalistes et même les recherchent. En effet, face à une opinion publique profondément attachée à ses régions, il est utile de pouvoir abattre de temps en temps cette carte sur la table du tripot électoral.


Plus anecdotique, il arrive aussi que le régionalisme se constitue en parti politique. Cette stratégie est-elle plus payante ? Actuellement, on en compte deux en Bretagne. A l’extrême-droite, le Bloc Identitaire s’est constitué face au Front National dont le jacobinisme pur et dur constitue une véritable colonne vertébrale idéologique. Il revendique un credo régionaliste dans le cadre d’un programme fascisant. Pour l’instant, le Bloc Identitaire connait un certain succès dans les régions niçoise, lyonnaise, bordelaise et parisienne. Mais quelque chose de très révélateur vient d’arriver. Le mouvement s’est réuni en congrès à Nice, dans son fief. Et par 2/3 des voix, il a été décidé d’abandonner la candidature de son champion Arnaud Gouillon et de soutenir Marine Le Pen à l’élection présidentielle.


A l’opposé de l’échiquier politique français, un vieux parti reste le grand spécialiste du régionalisme en Bretagne : l’Union Démocratique Bretonne. Ce parti a aujourd’hui plus de 50 années au compteur et il compte une grosse centaine de membres. Adhérant à une plateforme de différents mouvements régionalistes de l’Hexagone (elle-même composante de l’aile la plus à gauche d’Europe Ecologie Les Verts), l’UDB se définit comme anti-capitaliste et pour une Bretagne autonome dans une France fédérale. Grâce à un accord avec Les Verts (B4), elle a aujourd’hui 4 conseillers régionaux au conseil régional de Bretagne et plusieurs dizaines d’élus municipaux dans des listes PS ou gauche plurielle.


Christian Guyonvarc’h, son président, vient de monter au créneau contre la célèbre association d’entrepreneurs bretons Produit en Bretagne. Cela mérite quelques explications. L’association regroupe de nombreuses entreprises des 5 départements à travers son logo à la notoriété solidement établie chez les consommateurs. Concernant aussi bien les produits que les services, elle n’hésite pas à afficher un certain militantisme à travers notamment la langue et la culture bretonnes, contribuant grandement à créer des ponts entre culture et économie bretonnes, nourrissant le sentiment identitaire breton, décomplexant les Bretons, et contribuant à réinventant une société civile bretonne qui a si souvent fait défaut. Récemment, Produit en Bretagne a lancé une nouvelle campagne publicitaire intitulée « Devenez président de la relocalisation des achats ! », surfant sur l’actualité forte de ces prochains mois, l’élection présidentielle, dont les thèmes principaux sont justement les délocalisations, l’achat patriotique et l’emploi. L’attaque s’est focalisée sur un encart publicitaire dans le Télégramme intitulé « Produit en Bretagne remercie les candidats à la présidentielle de soutenir enfin la relocalisation ! ». Et de citer plus bas les déclarations les plus récentes de 6 candidats sur ce thème. Christian Guyonvarc’h a déclaré qu’il boycotterait désormais Produit en Bretagne car parmi les citations il y a celle de Marine Le Pen. Il accuse Produit en Bretagne d’avoir dela complaisance vis-à-vis du Front National. Les commentaires vont bon train à l’UDB, dans les médias et sur internet. Certains partent même dans les fantasmes les plus fous, s’attaquant à l’institut de Locarn devenu un « repaire » de Produit en Bretagne pour ourdir un complot libéral-fasciste… bref. Chistian Guyonvarc’h n’a, à aucun moment, critiqué le fait que Jean-Luc Mélenchon soit cité. Pourtant, le jacobinisme du Front de Gauche, aux positions anti-bretonnes dures, n’a rien à envier à celui du Front National.


Ces deux exemples conduisent au même constat : les régionalistes font passer leur appartenance à leur chapelle politicienne française avant les intérêts politiques bretons. Au-delà d’un discours régionaliste parfois sincère, les actes des régionalistes conduisent toujours à un résultat oscillant entre une avancée fragile ou anecdotique et une trahison pure et simple de la cause bretonne. Peu importe qu’ils agissent au sein des grands appareils politiciens français ou au sein de petites formations politiques autonomes, leur maître reste français quoiqu’il arrive.


Consensuel jusqu’à la faiblesse, sympathiquement folklorique dans un monde globalisé, le régionalisme est dans l’air du temps. Mais pour les nationalistes, les régionalistes sont au mieux une gêne, au pire une difficulté supplémentaire.


Les nationalistes veulent que la Bretagne redevienne un pays libre, souverain et prospère, maître de son destin et de ses choix. Pour y arriver, il existe des erreurs stratégiques à ne plus répéter, nous venons d’en voir une. L’union sacrée de tendances politiques diamétralement opposées en est une autre, illusoire rêve des politiciens de comptoir qu’on nous ressort de temps en temps. Au cours des prochaines années, le combat politique de notre libération nationale ne devra plus se fourvoyer dans ce genre de choix stérile, illusoire et contre-productif.

(1) « Histoire de Bretagne, le point de vue breton », édition Yoran Embanner, en vente ici.

Par Nadoz-mor - Publié dans : nadoz
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Mercredi 27 février 2008 3 27 /02 /Fév /2008 21:40
Entendu ce matin à la radio (Europe 1) : présentation des programmes de télévision pour ce soir.  Sur la télévision publique (France 3), l'émission "Ils font bouger la France". Il s'agit de montrer des exemples  de bons citoyens qui rendent la France un pays si envié (sic). Et de nous lancer un extrait sonore de l'émission de ce soir,  il s'agit d'un radin et fier de l'être qui se prête au principe de l'émission en  "dévoilant" ses trucs. Nous sommes dans un restaurant, il dîne avec sa femme et voici comment il fait "baisser" l'addition : à la fin du dîner il va voir le maître d'hôtel et déclare que c'est l'anniversaire de sa femme, il demande donc à ce qu'on lui offre les cafés et les boissons... ce que le restaurant accepte!  Notre Dupont précise que dans ce "coup"-ci le restaurant n'ose jamais demander sa carte d'identité à la personne... Il est donc très fier de sa petite combine, ce qui est aussi le cas de la télévision française qui ne pouvait manquer de soutenir un modèle si sympathique auprès des "veaux". "Avec leurs salaires, Francis et sa femme ne pourraient certainement pas aller au restaurant toutes les semaines." Une conclusion en forme de conseil pour valoriser la malhonnêteté, élevée au rang de vertu,  la combine, élevée au rang d'intelligence et les radins élevés au rang de victimes sociales.

J'ai voulu vous faire partager ce grand moment de connerie française.
Par Nadoz-mor - Publié dans : nadoz
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Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /Oct /2007 17:58
- Conseil des ministres en Corse moins de deux semaines avant l'ouverture du procès d'Yvan Colonna à Paris.
Nicolas Sarkozy a décidé de faire venir sa "cour" en "province", d'ailleurs il veut renouveller l'expérience amusante et bucolique "dans les DOM-TOM ou en Bretagne". Derrière l'opération de com, ce sont des millions dépensés, pour faire quoi? de  la com', c'est-à-dire du vent. La venue de Sarkozy en terrain conquis dès le mardi a été accompagnée de cinq Airbus spécialement affrétés pour ses ministres et leurs suites (une dépêche AFP ne parle que d'un A319), ainsi que... 2000 gendarmes et policiers (!!) (et non 1500 selon AFP) eux-aussi amenés dans des avions.
Une centaine de manifestants ont pu converger à la préfecture, transformée en véritable bunker de guerre, mais la plupart a été bloquée sur les routes et à l'entrée d'Ajaccio.(*)
Nicolas Sarkozy et son secrétaire, pardon son premier ministre François Fillon, qui avait déjà déclaré en Corse il y a deux mois que l'état était au bord de la faillite financière (cf fermeture de près de 100 tribunaux par Rachida Dati), avait fait son traditionnel jogging le matin même comme si de rien n'était. La veille au soir, notre prince de la république française avait dégusté des langoustes venues de... Bretagne dans un restaurant d'Ajaccio. Bref il s'est offert un p'tit week-end corse en milieu de semaine, à plusieurs millions d'euros la journée quand même. Quant aux Corses, notre neuilléen en goguette n'en a pas rencontré beaucoup.
A noter que la plupart des médias français ont parlé de conseil des ministres "décentralisé" alors qu'il s'agit d'une démonstration évidente du centralisme français d'en imposer. Décidément le terme décentralisation, comme tant d'autres, est devenu bien galvaudé. Décidément, ils se moquent de nous.

- Augmentation de la dotation publique accordée à Sarkozy moins de 2 semaines après... son divorce. L'hypocrisie n'a plus de limites avec lui, la complaisance de la plupart des médias non plus. On parle de salaire qu'on s'empresse de comparer à celui du chancelier allemand, du premier ministre britannique, du président américain. Oui mais eux, c'est un vrai salaire, avec lequel ils payent leurs dépenses privées! Le système français a instauré le no limit dans les dépenses, c'est un puit sans fond, alors que les autres pays ont un système fait de responsabilité (il faut gérer ce budget!) et de transparence (les dépenses de fonctionnement sont publiques et contrôlées par le parlement). Sarkozy, lui, maintient le système de l'argent de poche chiffrée (et augmentée!) et des dépenses de l'Elysée non publique!

- Le PCF a publié à des milliers d'exemplaires une belle affiche montrant Guy Môquet. Il est marqué en haut : "Guy Môquet, résistant  (sic, ndlr) communiste fusillé à Chateaubriand". Le hic : Chateaubriand, c'est l'écrivain. La ville, c'est Châteaubriant. Comme quoi, quand on veut faire de la récupération, ça coûte rien de se relire. Voir de lire une Histoire et Géographie de Bretagne.

- Deux jours après qu'éclate l'affaire des 100 enfants tchadiens, France 3 diffuse un documentaire en deuxième partie de soirée sur Médecins du monde. Bernard Kouchner, co-créateur de l'ONG et actuel ministre des affaires étrangères françaises, a-t-il décroché son téléphone?


(*) dépêche AFP : "Déployés tous les 5 mètres dans les avenues du centre d'Ajaccio désertées par leurs habitants excédés, les forces de l'ordre ont barré tous les accès menant au centre..."
Par Nadoz-mor - Publié dans : nadoz
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Jeudi 18 octobre 2007 4 18 /10 /Oct /2007 11:51
Je ne peux m'empêcher de revenir sur la saga de l'équipe de rugby de la France pendant cette Coupe du Monde qui se terminera samedi par un Angleterre-Afrique du Sud prometteur. Car le cas est intéressant et reflète bien l'utilisation du sport de haut niveau par l'Etat français.

Voyons les faits chronologiquement. D'abord le match d'ouverture France-Argentine. Sur les 5 dernières rencontres, l'Argentine a gagné 4 fois. Les Pumas (en réalités des jaguars) sont donc favoris sur le papier. De plus, vus les dernières performances des uns et des autres, on devrait voit logiquement les Français en outsiders. Mais bon, ils jouent "à domicile" donc bon, on verra. Le fait est que l'opinion publique française, toujours aussi déprimée et amère face aux difficultés socio-économiques, n'en a pas grand chose à faire. Alors les médias, les toutous du pouvoir, s'en donnent à coeur joie! On enclenche le fameux processus de déification qui a si bien marché pour Zidane! Sauf que le rugby, c'est un sport collectif. Qu'à cela ne tienne, c'est le collectif qu'on va déifier! (avec quelques figures quand même). C'est d'autant plus aisé que cette équipe, contrairement à celle du football, a un certain esprit patriotique (elle s'affichera en bleu blanc et rouge face au haka des néo Z en quart de finale). Elle est même emmener par Bernard Laporte, à qui Nicolas Sarkozy a promis un poste de ministre des sports après la compétition, "quelquesoit le résultat".

Les médias savent exagérer pour faire de l'équipe un outil de chauvinisme étriqué. Ils savent aussi se taire sur certains aspects pourtant intéressants, comme la perquisition en mars 2007 dans les bureaux de Bernard Laporte, détenteur d'affaires dans l'immobilier, les campings, la restauration, en plus d'être propriétaire d'un casino, concernant notamment ces liens avec la famille Fargette, membre du grand banditisme. A ma connaissance seul Le Figaro en a parlé sans que ça ne soit repris par personne. Tout les autres ont attendu la fin de la saga (élimination en demie) pour en parler!

Bien sûr, cette déification franchouillarde s'accompagne de contrats publicitaires qui aident opportunément à se décider ceux que l'appel de la nation (sic) n'enthousiasmerait pas suffisamment. Ainsi Zidane a bu de la Vittel (ou de l'Evian peu importe), bidule boira de la Saint-Yorre, toujours dans votre petit écran!

Mais laissons là les gros sous pour revenir au patriotisme français (enfin... l'un n'empêche pas l'autre, au contraire!). Nicolas Sarkozy a fait lire la désormais fameuse lettre de Guy Môquet aux joueurs jute avant d'entrer sur le terrain, en ce 7 septembre contre les Argentins. Je reviendrai sur l'utilisation tous azimuths de Guy Môquet dans un autre billet, là aussi ça vaut son pesant de cacahuètes! Donc voilà, les joueurs sont émus, cetains pleurent, c'est beau un jeune Français qui se sacrifie pour la France, synonyme de liberté, etc... Bon. Qu'est-ce que vient faire cette lettre dans la coupe du monde de rugby? On se demande, un peu penaud, s'il faut y voir un caractère insultant pour les adversaires de l'équipe du coq gaulois (ce sont les méchants nazis c'est ça?). Ppendant qu'on y est, est-ce une allusion odieuse au fait que l'Argentine dictatoriale a, après WW2, hébergé des nazis en fuite? Et l'équipe de France de rugby défend donc la liberté dans le monde maintenant? La mission universelle de Marianne en quoi ça concerne le rugby? En résumé, on manipule l'Histoire pour entretenir le patriotisme décidément poussif des "veaux", et par la même occasion on récolte célébrité et euros.

Bon, l'Argentine a logiquement gagné 17 à 12. Douche froide. En plus d'être une occasion ratée d'entretenir le chauvinisme, on risque gros, personnellement. Qu'à cela ne tienne, l'équipe de France n'a pas dit son dernier mot. En tout cas, elle finit deuxième de son groupe, devant l'Irlande. Une place logique par rapport à ces performances. Mais la deuxième place du groupe, ça veut dire les Blacks en quart à Cardiff. Le plus défavorable des schémas : les favoris, des monstres de performances, et même pas en France en plus! chez les Gallois, des pecnos dont ne sait même pas où ils habitent vraiment! Les Bretons des Anglais! Le fait est que la France, pour gagner le droit d'organiser la Coupe du Monde face à Londres, s'est attiré le vote des Gallois et des Ecossais à l'international  board en leur promettant un match de quart à Cardiff et à Edimbourg. Donc voilà, c'était prévu comme ça. En revanche, ce que les responsables français n'avaient pas envisagé, finissant par croire à leur esbrouffe sans doute, c'est que les Français ne finissent pas premiers de leur poule. C'était tellement évident qu'ils allaient jouer l'Ecosse au Stade de France! Bah nan.

6 octobre, Millenium Stadium, le plus beau stade de rugby du monde selon le commentateur français (s'il le dit!). On est à un quart d'heure de la fin, les NéoZ mènent logiquement 18 à 13. Mais les Français marquent un essai en contre! Attendez, il y a eu en-avant... l'avant dernier joueur, au dernier. Mais l'arbitre valide. Que l'arbitre du terrain n'ait pas vu l'en-avant, soit, c'était un contre et donc ils ont couru une longue distance. Mais il y a les arbitres vidéos quand même! A ce niveau là c'est inexplicable qu'ils n'aient rien dit, alors que dès qu'ils voient quelquechose ils en informent l'arbitre du terrain dans son oreillette. Quand les téléspectateurs revoient la scène au ralenti, même le commentateur français ne peut s'empêcher de le noter :
- Thierry Gilardi : Oh ya un en-avant là Thierry!
- Thierry Lacroix : On l'a pas vu, on l'a pas vu!
Et on n'en entendra plus jamais parlé! Les Français transforment l'essai. 18 à 20, ils sont en demie-finale, contre le cours du jeu. Le patriotisme français repart de plus belle, les "veaux" s'égosillent. Les affaires reprennent. On se paye même le luxe de traiter les Néo Z de "mauvais perdants", comme entendu sur une radio française!


13 octobre, demie-finale France-Angleterre, Stade de France. 45è minute, les Français bénéficient d'une pénalité imaginaire. Là encore Thierry Gilardi ne peut s'empêcher de faire un commentaire : "on ne voit pas très bien pourquoi monsieur Jonathan Kaplan a donné cette pénalité, il n'y avait rien Thierry..." Mais ces trois points engrangés ne suffiront pas, les Anglais ont été meilleurs tactiquement, et ça, ça ne pardonne pas. Les sifflets habituels du public français quand un joueur adverse a le ballon ou tente de marquer n'y ont rien changé (il faut plus que ça pour impressionner les Anglais!). Au passage, le public français est le seul au monde à avoir cette attitude odieuse. Allez, score : 9 à 14 (ça aurait dû être 6 à 14). D'aucun accusent les Anglais de faire de l'anti-jeu (!). Frédéric Michalak, mettant en cause le travail du sélectionneur, sort un autre son de cloche : c'était "vraiment moyen". "Tout le monde savait comment on jouait. Ca fait tellement longtemps qu'on fait la même chose. C'est stéréotypé. C'était facile de nous contrer, les Argentins l'ont prouvé." Les Français sont allés loin dans la compétition, plus loin que leur niveau ne l'espérait. Dimanche, il y aura Angleterre-Afrique du Sud. Une finale qui promet.


Dernière minute! L'équipe nationale d'Argentine a battu ce soir la France 34-10 (17-10 déjà il y a 1 mois 1/2). Fidèle a elle-même, donnant une leçon de solidarité à des Français individualistes, peu intelligents tactiquement et sans "niak", elle a aussi su rester digne face à l'anti-jeu habituel des joueurs du coq : coups de poing, provocations en tout genre, en-avants volontaires... Raphaël Ibañez, capitaine des grenouilles, a été expulsé dix minutes avec un argentin, pour avoir donné un coup de poing, apparemment sans raison valable (de toute façon, ya pas de raison valable pour un tel geste!). En partant sur le banc de touche, il a jeté violemment sa bouteille aux pieds de l'arbitre, ce qui n'a vraiment pas été apprécié vous vous en doutez!* D'une manière générale, beaucoup de gifles et mauvais gestes du côté français. Notons un superbe essai de Compomi à la 76è (le 5è des Argentins dans la partie). Une superbe phase collective a permis au chirurgien diplômé du Royal College de Dublin d'aplatir dans l'en-but adverse. Bravo aux Argentins, qui signent là leur 6è victoire contre les "laportiens" (ou "laportistes"?) en 7 rencontres. Quand on pense que les médias français n'ont eu de cesse de présenter les Français comme favoris et les Argentins comme outsiders! A l'issu du match, le parc des princes a lancé du... Edith Piaf! Trop à la page dis-donc, le disk-jokey! "Non, rien de rien, non je ne regrette rien!" Remarque, ça prouve que les responsables du parc des princes ont de l'humour, si c'est volontaire bien sûr! Le public français, lui, en a beaucoup moins qui s'est immédiatement mis à siffler. N'importe! Les organisateurs ont installé le podium. Chaque joueur est allé chacun son tour serrer les mains des officiels (et pour les Argentins recevoir leur médaille). Sauf Ibañez, qui apparemment est resté à côté. Et une radio française qui traitait il y a encore peu les Néo Z de "mauvais perdants"! Mais eux au moins avaient des raisons de protester!

* Il est aussi amené à comparaître "le plus vite possible" devant la commission de discipline pour avoir piétiné  le 2e ligne argentin Rimas Alvarez Kairelis.
Par Nadoz-mor - Publié dans : nadoz
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Dimanche 30 septembre 2007 7 30 /09 /Sep /2007 20:45
Hier, 1000 personnes ont manifesté à Rennes contre le démantèlement de la région judiciaire actuelle, qui fonctionne bien et assure une justice de proximité. Il s'agit de menacer des centaines d'emplois (sans parler des époux et épouses) en transférant la Cour d'Appel de Rennes à Angers pour les barreaux de Saint-Nazaire et Nantes, bien représentés en ce jour ensoleillé et qui sont  jusqu'à 40% des dossiers traités à Rennes. Quant au barreau de Morlaix, il disparaitrait carrément!
Sarkozy, fillon, Dati et tous ces politiciens français qui s'agitent pour faire croire qu'ils réforment, alors qu'ils veulent détruire tranquillement ce qui existe et marche depuis plus de  1000 ans, en ont encore contre la Bretagne qui n'est pas assez séparée comme ça. Diviser pour mieux régner, telle est leur devise. Le Parti Breton était présent bien sûr, surtout qu'il avait des choses à proposer pour la réforme de la justice juste avant la sortie officielle de son programme le 13 octobre à Lorient. L'UDB aussi était là, son attitude récupératrice en fin de manif devant la préfecture n'a échappé à personne! Les toutous du PS sont décidément malpolis! :-) Enfin bref...

Dans son intervention devant le Parlement de Bretagne, le grand bâtonnier de Rennes, Jean Bouessel du Bourg, a déclaré que «si monsieur Sarkozy affirme qu'il ne se fout pas des Bretons, eh bien, qu'il nous le prouve en mettant en place la réunification administrative de la Bretagne.»
Quant à «monsieur Fillon, qui déclare que la France est en faillite, qu'il vienne nous expliquer pourquoi il veut construire une nouvelle cour d'appel à Angers, alors que l'on vient de restaurer le Parlement de Rennes.»
Par Nadoz-mor - Publié dans : nadoz
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