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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 11:06

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Il y a 10 ans, 59% des Français avaient une bonne image de l'entreprise. Ils sont aujourd'hui 89% (sondage opinionway, novembre 2014). 30 points de plus ! La situation économique s'aggravant, et les générations sacrifiées devenant majoritaires, l'opinion publique française prendrait-elle enfin conscience que seules les entreprises créent de la richesse et des emplois ? Mieux vaut tard que jamais... Les Français vont-ils également changer leur attitude vis à vis du travail, le voyant comme une chance et un accomplissement et non comme une damnation ?greve-generale.jpg

Le problème, c'est que l'opinion des gens n'a aucune espèce d'importance pour l'Etat français, qui n'a nullement l'intention de changer de logiciel même dans le monde globalisé d'aujourd'hui. Ces 3 dernières années, les entreprises ont payé 35 milliards de charges en plus. La France va continuer à vivre sur le dos de la bête, et particulièrement de la Bretagne et des Bretons, jusqu'à la fin. Plus nous nous dégagerons tôt de ce boulet, mieux cela vaudra. La Bretagne doit vraiment redevenir indépendante et souveraine pour pouvoir mener les politiques pour lesquelles le peuple breton aura voté.

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 19:45

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Le samedi 3 mai, c'était la finale de la Coupe de France de football, au Stade de France. Il se trouve que le Stade Rennais affrontait l'En-Avant de Guingamp, comme une revanche de la même finale en 2009 qui avait vu la victoire des Guingampais. Cette fois-ci encore, les Trégorrois ont dominé les Rennais de la tête et des épaules. Victoire 2-0 pour les Bas-Bretons.

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Mais contrairement à 2009 où le Bro Gozh avait été chanté par Alan Stivell dans le stade bien avant le début de la rencontre, sans que ce soit vraiment intégré dans le protocole officiel, notre hymne national a cette fois été intégré officiellement, juste avant la Marseillaise et le début du match. La très officielle Garde républicaine l'a interprété, puis cette fois une autre étoile bretonne, Nolwenn Leroy, a interprété a capella le chant de Taldir Jaffrenou. Et contrairement à 2009, la plupart des 80 000 personnes dans le stade se sont levé, et certaines ont même chanté un hymne dont les paroles en breton ne sont pourtant pas encore connues de tous, loin s'en faut. Bref, des signes encourageants et qui font plaisir, peut-être les signes d'un réveil du patriotisme des Bretons pour leur avenir national...

10155411_10152388073027534_2888104492778173094_n.jpgIl faut ajouter la bonne surprise de l'intervention de l'écrivain Yann Quéffelec dans le journal de 20h de France 2, juste avant la rencontre. Il a parlé de nation, d'hymne national, de Nantes qui doit réintégrer une région Bretagne réunifiée, injustement séparée qu'elle a été par le maréchal Pétain et ses successeurs jacobins. Yann Quéffelec nous avait plus habitué à faire des apparitions médiatiques au sein des peoples parisiens, à l'instar d'un Olivier de Kersauzon. Son évolution actuelle ne peut que nous faire plaisir. Voici quelqu'un qui semble avoir pris la mesure de sa patrie.

Notons également la visibilité que la langue bretonne a acquise lors de cette finale. France Télévision a lancé son générique en breton non traduit en annonçant "Roazhon", "Gwengamp", puis "Ar gourfenn" c'est-à-dire "La finale". Un beau clin d'oeil. Le journal L'Equipe n'était pas en reste en refaisant le "coup" de 2009 mais cette fois avec non pas une mais deux Unes en breton, coup sur coup. Là encore des signes positifs qui montrent que nous progressons sur le chemin de la reconnaissance du peuple breton et de sa langue.

rennes-guingamp-supporters_full_diapos_large-le-figaro.jpgCertes, les habituels vipères ont craché leur habituel venin, avec point Godwin à la clé à chaque fois, à l'instar du Monde. Anal + a fait comme d'hab, en cachant sa boboïtude pathologique sous des tonnes d'ironie et de grotesque. Mais ces ennemies de la cause bretonne semblent moins crédibles et moins audibles dans leurs désinformation qu'avant. Autre exemple, certains, y compris des Bretons, ont critiqué le choix de Nolwen Leroy, déversant leurs commentaires envieux et jaloux sur les réseaux sociaux, en bons Français qu'ils sont finalement. Mais le fait est que personne ne l'a sifflé ou hué pendant son interprétation du Bro Gozh Ma Zadoù, ce qui est aussi un signe que ces rabats-joies ne sont finalement pas si nombreux que ça et que les Bretons savent respecter un hymne.

Un des seuls Français présents en tribune, François Hollande, avait justement une crainte similaire : celle que la Marseillaise soit sifflée. Mais les Bretons ne sont pas les Algériens ou les Corses, ils ne sifflent pas la Marseillaise et ne brûlent pas de drapeaux français. C'est comme ça, c'est une question d'attitude. Le président "normal" a dû poussé un ouf de soulagement du haut de sa tribune, bien au chaud. Car on notera que, courageux mais pas téméraire, ni lui ni le ministre des sport n'ont daigné descendre saluer les joueurs avant la rencontre, comme cela se fait habituellement. Le risque de se faire copieusement huer par ces bonnets rouges en furie, ce peuple de Chouans décidément indomptables, était trop grand. Tout le monde n'a pas le courage d'une Nolwen Leroy, petit bout de femme chantant a capella au milieu d'une arène gigantesque.

En tout cas, ces nombreux signes montrent que les Bretons sont en train de devenir, mine de rien, un enjeu politique à Paris et ça, c'est une bonne nouvelle.

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 Crédit Photos Ouest-France, Le Figaro, L'Equipe.

 

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 14:28

evolution-des-bretons.jpgLe média en ligne 7Seizh nous apprend aujourd'hui que Christian Guyonvarc'h, le leader de l'Union Démocratique Bretonne, petite formation politique autonomiste ayant une dizaine de conseillers municipaux et 4 conseillers régionaux dont Christian Guyonvarc'h lui-même, déclare sur son mur facebook, en termes à peine voilés, qu'en cas de victoire du Front National aux prochaines échéances électorales (on pense évidemment en particulier à la présidentielle), il envisagerait sérieusement l'indépendance pour la Bretagne. Ne croyant plus alors que la France passe d'une république jacobine à une république fédérale, il changerait son fusil d'épaule et deviendrait indépendantiste.

fr-nuit-gravement-a-la-bzh.jpgCes dernières années, plusieurs personnalités, surtout issues de la société civile et médiatique, ont déclaré être indépendantistes, malgré un certain black-out des médias français sur ce point. On connaissait déjà Patrick Le Lay, qui n'a pas sa langue dans sa poche. L'ex PDG du groupe TF1, premier groupe audiovisuel d'Europe, a, à plusieurs reprises, expliqué pourquoi il était indépendantiste, notamment dans Bretons et sur la chaine D8. Sur le plan politique, certaines personnalités ont affirmé avec plus ou moins de vigueur, mais toujours de manière posée et assumée, leur nationalisme et leur indépendantisme : Jean-Yves Cozan, ex-député du Finistère, conseiller général d'Ouessant, Christian Troadec, maire de Carhaix et ex-conseiller régional, ou encore les militants du Parti Breton, formation qui se présentent systématiquement à toutes les élections avec une belle constance depuis 12 ans.

Justement, Jean-Yves Lafesse avait adhéré au Parti Breton à la faveur de la liste "Nous te ferons Bretagne" qui avait fait une percée remarquée aux dernières élections européennes en 2009. L'humoriste, originaire de Pontivy, a à plusieurs reprises depuis, déclaré qu'il était indépendantiste, sans que cela soit rpanneaux-routiers-bzh-fr.jpgepris par les médias parisiens, effacé et censuré plutôt... Mais c'est quand même passé sur 7Seizh et plusieurs médias en ligne. Autre exemple, le rédacteur en chef de Paris-Match, le vannetais Gilles Martin-Chauffier, a également déclaré à plusieurs reprises, notamment à la sortie de son livre "Le Roman de la Bretagne", son souhait de voir notre pays retrouver son indépendance de la France. Issu du même magazine, le grand reporter qui a travaillé sur tous les théâtres d'opération Régis Le Sommier a lui aussi déclaré être favorable à l'indépendance de la Bretagne. Dans le monde économique, Alain Glon, directeur de l'Institut de Locarn et ex-patron de l'empire Glon-Sanders, a fait cette année cette déclaration-choc dans les médias régionaux : "Le problème de la Bretagne, c'est la France!". Elle a même été citée par le journaliste-présentateur sur l'antenne de France 3 Ouest dans le cadre un débat qui opposait Alain Glon au président du Conseil Régional de Bretagne Pierrick Massiot au sujet de l'éco-taxe.

Comme on le voit, depuis quelques années la société civile semble s'être réveillé, après 3 décennies de silence religieux troublé en de rarissimes occasions par les déclarations pusillanimes et ambigües d'une poignée de chanteurs en marge du star-system comme Alan Stivell ou encore les Tri Yann. Même Gilles Servat, avec l'âge, ne semblait plus y croire autant. En fait, depuis les années 1970, années d'intenses militantisme pour la Bretagne, la belle époque des Xavier Grall et autres Glenmor, voire des Jean-Edern Hallier, la société civile bretonne était atone. Il semble enfin qu'elle se réveille au début de ces années 2010. C'est une bonne nouvelle et surtout une nécessité absolue pour faire vivre la nation à travers ses habitants. Car sans le courage d'être soi-même, un peuple meurt et disparait à tout jamais. Les nouvelles générations de Bretons semblent enfin avoir l'étincelle.

bretons-avant-apres.jpgCar nous croyons que ces déclarations publiques courageuses ne sont que le reflet d'un mouvement plus profond de prise de conscience du peuple breton. En effet, les sondages faits sur cette question depuis 30 ans montrent une montée du sentiment nationaliste, au sens de libération nationale, et du sentiment indépendantiste face à une France débordée qui n'arrive plus à cacher aussi bien son système colonialiste et mafieux. La censure en particulier, connait des fissures importantes à cause d'internet. Le dernier exemple en date est le magazine Bretons qui avait commandé un sondage sur le sujet et dont François-Régis Hutin, PDG français du groupe Ouest-France, a censuré la couverture. Las, le pot aux roses a été découvert, toujours par 7Seizh, et la CFDT elle-même a protesté publiquement contre ce cas manifeste de censure vis à vis d'un magazine appartenant au premier groupe de presse écrite français. On peut citer aussi les réseaux sociaux, relativement imperméables à la censure, où s'exprime un indépendantisme décomplexé voire humoristique, du style ce groupe Facebook intitulé "Je ne suis pas français, je suis breton!" qui regroupe des milliers de fans.

Mais en plus de la censure, les indépendantistes doivent faire aussi attention aux manipulations. Car que penser de ce nouveau fr-petit-pays-entre-bzh-et-belgique.jpgralliement de Christian Guyonvarc'h, et à travers lui  de la formation politique qu'il préside, l'UDB, sorte de PCF régional qui a toujours combattu les indépendantistes et le nationalistes, et a toujours soutenu le PS jacobin? Qu'on ne s'y trompe pas. Leur "prise de conscience" est une manoeuvre destinée à tromper les gogos breizhous avant les prochaines échéances de 2014 (municipales et européennes). N'oublions pas que tous les jours depuis 40 ans, les élus UDB soutiennent l'action des partis français de la fameuse "gauche plurielle", cautionnant même les attaques contre les plus "basiques" des dossiers en soutenant des décisions hostiles à la langue bretonne et à la réunification.

La leçon qu'il faut tirer de ce dernier ralliement est qu'un mouvement est peut-être en train de s'amorcer vers une recentralisation de la vie politique bretonne sur les sujets essentiels, au point que même Christian Guyonvarc'h l'a senti et, en bon chien pisteur de la gauche plurielle, tente de rabattre les voix bretonnes vers ceux qui permettent à sa boutique d'exister. Mais laissons l'UDB à sa tambouille politicienne. Ou plutôt, ayons un peu de sens politique et sachons en tirer profit. Car le plus important à retenir est que, quand tous les autres partis politiques en Bretagne iront à cette course à l'échalotte (léonarde), l'indépendance ne sera plus qu'une question de temps. Cette recentralisation de la vie politique, c'est ce qu'ont réussit et Plaid Cymru au Pays de Galles, et le Parti National Ecossais (SNP) en Ecosse, et le Parti National Basque au Pays Basque, et les partis nationalistes catalans, surtout la CiU, en Catalogne, et le NVA en Flandres. Deuet int a-benn da cheñch penn d'ar vazh! C'est aussi ce qu'a raté la Ligue du Nord en Italie, pour des raisons trop longues à expliquer ici.

Aux indépendantistes bretons de mettre leur sens politique au service de ce basculement.

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 12:40

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Mikael Bodlore est interviewé par la radio publique belge RTBF le 12 septembre 2013 après l'énorme chaine humaine pour l'indépendance d ela Catalogne. Il est interrogé sur les indépendantismes en Europe notamment en Catalogne, en Ecosse, en Flandres et en Bretagne.

Cliquez ici pour accéder à l'article de Yes Breizh et le document sonoire de l'interview.

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 09:49

drapeau-coreen.pngKim Jung Gi est un dessinateur coréen talentueux. Regardez ce qu'il fait en l'honneur des indépendantistes de son pays, qui se sont sacrifiés pour une Corée libre. A Nadoz, blog indépendantiste breton, nous aimons beaucoup!

 

Vidéo de Kin Jung Gi en train de dessiner

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 17:40

cropped-Logo-Yes-Breizh-250.jpgLe blog Nadoz souhaite soutenir une initiative intéressante appelée Yes Breizh. Il s'agit d'une opération pédagogique qui vise à libérer la parole et la pensée sur la question de l'indépendance de la Bretagne. Un site très bien fait a été lancé, d'autres initiatives sont annoncées.

 

Il est vrai que la question de l'indépendance de notre pays, plus indispensable que jamais, est soigneusement caricaturée ou simplement évitée par les autorités en place en Bretagne. C'est une véritable chape de plomb qui pèse sur les esprits des Bretons réduits à l'état de veaux pour la plupart.

 

Sur le site de Yes Breizh, véritable espace de liberté pour les Bretons, vous pourrez discuter de ce sujet, signer la pétition, vous procurer des autocollants ou des flyers. Nous vous laissons découvrir tout cela à l'url suivant : http://yesbreizh.net/

 

Pour accéder à la page facebook de Yes Breizh : cliquez ici.

 

Il est heureux de voir qu'enfin la société civile bretonne ose prendre ce genre d'initiative. Bravo à ses animateurs.

 

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 10:37

Barcelona_Palau_San_Jordi_001.jpgIl y a un peu plus de 5 ans j'avais écrit un article intitulé : "Sport : les petits pays sont de grandes nations!". Depuis, il ne se passe pas une semaine sans que l'actualité des compétitions sportives du monde ne confirment cette idée que les petits pays, loin d'être distancés par les grands Etats, arrivent à des niveaux de compétition parmi les meilleurs des circuits internationaux.

Par exemple aujourd'hui, je tombe sur les demies-finales du championnat du monde de handball. Les matchs sont les suivants : Danemark-Croatie et Slovénie-Espagne. Sur 4 pays, 3 qui sont très comparables à la Bretagne du point de vue démographique, économique et sociétal. Et encore, en l'occurence l'Espagne, Etat organisateur, c'est surtout beaucoup les autres nations de la péninsule ibérique... Dans l'équipe on trouve des Catalans, Basques, Andalous... et même un Hongrois! Il est vrai que la Hongrie, autre pays comparable à la Bretagne, est une nation de hand. Elle a atteint cette fois les quarts de finaleLogoHBCN-2011.jpg, comme l'Allemagne, la France (vous savez, cette bande toujours renouvelée de mercenaires tricheurs^^) et la Russie. Pour revenir à notre équipe "espagnole", l'entraineur est Valero Rivera père, le grand entraineur du FC Barcelone. Et Valero Rivera fils joue dans l'équipe "espagnole". Pour la petite histoire, avec l'asturien Alberto Entrerios et l'espagnol Jorge Maqueda, autres sélectionnés de l'équipe espagnole, il évolue en championnat au HBC Nantes, grand club breton de handball s'il en est. Pour finir, ajoutons que sur les 6 villes qui accueillent ce championnat  du monde de handball, 3 se situent dans les pays calatans et une en Andalousie. 

Catalogne/Espagne-Slovénie, Danemark-Croatie : voici en réalité les quarts de finale. Des petites nations qui font de ce championnat du monde une compétition passionnante, sans les ingrédients qu'amènent hélàs souvent les grands Etats : le mercenariat, la tricherie, l'argent-roi et le chauvinisme préfabriqué et malsain. Le premier allant souvent très bien avec les trois autres...

Alors, à quand une entrée en piste des Bretons pour défendre nos couleurs et la beauté du sport?

Photo 1 : le Palau Sant Jordi (autrement dit le Palais Saint-Georges, du nom du saint national catalan à l'instar de Saint-Yves pour la Bretagne ou Saint-Patrick pour l'Irlande).

Photo 2 : logo du Handball Club de Nantes et son H herminé.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 11:38

sipres.jpgUn mardi fin décembre, les deux histoires diffusées se passaient en Bretagne. Et c’est par le traitement spécial que France 3 a réservé à la Bretagne qu’on a pu mesurer le monde qui continue de séparer, malgré un siècle de francisation par l’école et les médias, les Français des Bretons. Mesurer certaines intentions aussi. Passons vite sur la première histoire, qui a lieu dans « une banlieue résidentielle de Nantes ». Une femme trompe son mari avec le voisin. Foulard oublié dans la chambre de celui-ci, accusation par la belle-mère de tromper son fils,  crêpage de chignons, soupçons d’empoisonnement… et le bonus tragique final avec le couple qui découvre sa séropositivité commune. Cette histoire banale ne dénote pas parmi les épisodes habituels, et pourrait se passer n’importe où en Hexagonie. Car n’oublions pas : pour France 3, Nantes ne correspond pas à la case « Bretagne » : c’est une région française comme les autres, sage et endormie, tournée vers Paris.

La seconde histoire de ce mardi après-midi dénote radicalement de la première comme de toutes les autres histoires provinciales françaises, parce qu’elle se passe dans un endroit qui correspond à la case « Bretagne ». Et dès le départ on « pose » les choses : il s’agit d’une femme qui tient une crêperie au bord de la mer (à Arzon). L’histoire est la suivante : un jour débarque un homme, une vieille connaissance, qui sort tout juste de prison. Il avait été condamné pour avoir braqué un tabac-presse à Vannes. Mais la tenancière, en fait son ex-complice, a dépensé leur magot de 60 000 € pour acheter sa crêperie. L’ex-taulard est furieux. Il y a deux autres personnages : l’un est amoureux de la tenancière, et l’autre tient un bar et surtout il était le propriétaire du tabac-presse braqué. Ces deux-là découvrent le pot aux roses et tuent l’ex-braqueur une nuit, sur un quai sombre, devant un tas de filets de pêche. Les deux compères en question sont particulièrement gratinés : l’amoureux est un gros marin-pêcheur barbu à casquette, le buraliste s’appelle Loïc, ne sert que des galettes à l’andouille et lit « Breton matin » (un quotidien complètement imaginaire vu qu’il n’existe plus de quotidien breton depuis leur interdiction par l’Etat français en 1945). Cerise sur le kouign-amann : tous les personnages sont bien sûr alcooliques.

si-pres-de.jpgMais attendez ce n’est pas tout, et c’est là que ça devient intéressant ! Car après tout, jusqu'ici, ces clichés français sur les Bretons sont sans intérêt et font plutôt pitié (pour leurs auteurs). Ce qui est surprenant, plus pernicieux aussi, c’est la dimension politique que France 3 a, mine de rien, inclut dans cette bécassinade. Car dans cette histoire « basée sur un fait divers réel » (sic),  on apprend que la tenancière et l’ex-taulard appartiennent « au mouvement breton » et sont « des indépendantistes ». Ces références incongrues, inexistantes dans les autres régions, constituent clairement une manipulation car on fait croire que l’indépendantisme, dont les sympathisants représentent quand même un quart de la population selon le seul sondage rendu public à ce jour, n’est pas une opinion politique mais du banditisme de droit commun. Outre le fait que le « mouvement breton » est un terme vague et fourre-tout, rappelons que les indépendantistes ne sont ni des racketteurs, ni des braqueurs, ni des trafiquants, ni des assassins, ni des néo-nazis, ni des pédophiles, ni des parasites sociaux (je crois n’avoir rien oublié). Précisons qu’un parti politique indépendantiste, le FLB puis l’ARB, a  choisi la clandestinité et l’action violente entre 1966 et 1999, mais sans jamais attaquer la population d’ailleurs souvent bienveillante à son égard, s’en prenant uniquement à des bâtiments publics ou sensés représenter l’Etat français (perceptions, casernes de CRS, tribunaux, postes, ANPE etc), et sans jamais faire d’autres victimes que Yann-Kel Kernaleguen qui a sauté avec sa propre bombe en 1976.

Mais cela appartient déjà à l'Histoire de Bretagne, à défaut d'appartenir à l'Histoire de France, celle qu'on diffuse à l'école... et à la télé.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 15:44

francetelevision.jpgDécrire le paysage audiovisuel breton est une chose extrêmement simple : il y a quelques chaines locales, et puis il y a France 3, la chaine qui se targue d’être la plus regardée à 19h alors qu’il n’existe aucun autre journal d’information régional concurrent... Ces chaines sont toutes déficitaires et sous perfusion d’argent public. Il n’existe aucune chaine au niveau breton, le niveau « régional », même en respectant les frontières administratives, étant volontairement laissé de côté, comme l’avait d’ailleurs rappelé le CSA à feu-TV Breizh qui souhaitait être plus diffusée en Bretagne. Aujourd’hui la chaine bretonne voulue par Patrick Le Lay est bien morte, et France 3 peut se réjouir d’être la seule « chaîne des régions » autorisée en France. C’est en réalité une chaine parisienne diffusant à certaines heures des décrochages locaux pour les « provinciaux », comme France 5 diffuse pour la cible « jeunes-téléspectateurs-et-les-adultes-qui-gravitent-autour-(parents-enseignants…) »  et France O pour la cible « minorités visibles ». Au moment où ressortent en Bretagne les demandes pour une télévision et une radio publiques régionales, au moment où augmente l’impôt de la redevance, France 3 est plus que jamais présenté comme la chaîne de « notre région », sans que l’on sache exactement de quoi l’on nous parle entre région Bretagne à 4 départements sur 5, région Pays de la Loire ou région « Grand-Ouest ». Concernant le breton, dont la diffusion et la promotion font partie du cahier des charges de sa mission de service public, ses programmes en contiennent un petit peu, sur des sujets limités et avec une diffusion se réduisant comme peau de chagrin, la palme revenant à la Loire-Atlantique qui est « généreusement » pourvue depuis 2002 de 2h de breton… par an, officiellement pour des questions techniques par-dessus le marché.

Bref le constat est sans appel : le paysage audiovisuel breton est un désert, une espèce de vide télévisuel auquel les localismes et le « Grand-Ouest » tentent, chacun de leur côté, de donner l’illusion du remplissage, un remplissage qui sonne creux mais qui occupe l’espace grâce au financement public. Sans télévision ni radio publique ou même privée depuis le sabotage de TV Breizh, la Bretagne est en vérité un cas unique en Europe…

Dans ce paysage de désolation bretonne, France 3 Ouest bénéficie donc d’une sorte de monopole télévisuel provincial, ce qui ne l’empêche pas d’éviter de parler de la Bretagne la plupart du temps. Mais quand, de temps en temps, la Bretagne et les Bretons sont évoqués, cela permet au téléspectateur égaré sur la 3 de prendre la mesure de ce qui le sépare, entre autre, du microcosme parisien.

Après NRJ12, TF1, France 2 et W6, France 3 vient de se lancer dans la « fiction-réalité ». Ces minifictions diffusées l’après-midi racontent des histoires de meurtres, de crimes passionnels, de trafrancet.jpghison ou d’escroquerie et sont « inspirées de faits divers réels » selon la présentation officielle. Les scénarios sont inintéressants, les acteurs jouent vraiment très mal et la réalisation est indigente, mais là n’est pas la question. Après tout l’Hexagon est habitué à ce qu’on lui serve cette médiocrité, que ce soit dans la chanson française ou le cinéma hypersubventionné de Philippe Torreton. Ces histoires tragiques sont sensées s’inscrire dans nos quotidiens de provinciaux, dans nos vies de « monsieur et madame tout le monde » et effectivement, on a affaire à des faits divers sordides comme il en arrive régulièrement en tout lieu, et qu’on peut lire dans les journaux à la rubrique faits divers. France 3 a baptisé ce programme « Si près de chez vous ».

(à suivre...)

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 09:19

aurore martinLa situation politique au Pays Basque est systématiquement abordée par les médias français sous l'angle de la caricature et de la désinformation. Par exemple, les seuls indépendantistes qui, à les écouter, existeraient, seraient les terroristes marxistes de l'ETA. Le Parti National Basque (PNV qui, en passant, entretient d'excellents rapport avec le Parti Breton), au pouvoir pendant 30 ans au Pays Basque sud, et aujourd'hui principale force d'opposition face à la coalition espagnoliste contre-nature PSOE-PP (c'est-à-dire le PS et l'UMP espagnols alliés!), est tout simplement occulté par les médias français. Concernant le conflit armé avec l'ETA, ces médias ne l'abordent jamais sous l'angle de la société basque, avec tout ce que cela comporte de luttes et de souffrances pour les militants politiques, syndicaux et de la société civile engagés au premier front contre ce conflit entre le pool Madrid-Paris, barbouze et manipulateur, et ces soldats perdus de l'organisation clandestine.

 

auroreAurore Martin est une militante "de la base" du parti basque Batasuna, formation indépendantiste de gauche importante et pourtant interdite par l'Etat espagnol dans sa volonté de contrer le processus de paix que mettent en place, tant bien que mal, les acteurs de la société basque. Comme au bon vieux temps où la police française livrait en août 1940 à la gestapo le président catalan en exil à La Baule, la gendarmerie française a arrêtée Aurore Martin et l'a remise à la police espagnole, bien connue pour son respect des droits humains et en particulier des droits des justiciables dès qu'il s'agit d'un prisonnier politique basque. Elle vient d'être libérée contre une caution de 15 000€ récoltée grâce à la mobilisation des militants basques, exemplaires comme toujours dans leur lutte politique, surtout en comparaison de leurs équivalents bretons... Harcelée par les autorités espagnoles, elle attend en fait son procès depuis des années, dans un jeu malsain d'attente et de provocations de la part de l'Espagne.

 

aurore-retour.jpgJe vous invite à regarder cette vidéo, c'est un rare moment de vérité sur les ondes télévisuelles françaises : Aurore Martin qui s'exprime librement dans la Nouvelle Edition de Canal +.

 

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Présentation

  • : NADOZ, blog de réflexion politique bretonne
  • NADOZ, blog de réflexion politique bretonne
  • : Bienvenue sur Nadoz, un blog qui milite pour une Bretagne à nouveau libre et indépendante. Il donne infos et idées sur notre pays, ses habitants, la France aussi, et sur le monde en général, sous un angle qui se veut moderne et contemporain. Une vision absente des médias français aux ordres. Pourquoi NADOZ? A partir de ce joli mot (aiguille), la langue bretonne a construit 2 termes évocateurs : nadoz-vor (boussole) et nadoz-aer (libellule). Bonne lecture et vive la Bretagne indépendante!
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