Dans la république française, quand on perd 21 régions sur 22, ou encore un référendum européen, l'Elysée et Matignon font le dos rond en espérant que ça se tasse, en attendant que ça passe. En revanche, ils cèdent systématiquement face aux manifestants les plus actifs.
Dans la démocratie britannique, quand cette semaine le Parti Travailliste perd des élections locales partielles derrière le Parti Conservateur et les Lib-Dem, bien qu'il faille relativiser ce revers car sur 4360 sièges le Labour en perd 319 et le parti des Tories en gagne 249, Tony Blair remanie son gouvernement dès le lendemain matin, coupant cours aux spéculations que la presse commençait à faire. Il apporte donc une réponse démocratique à un message démocratique. En revanche, Tony Blair n'a jamais cédé à aucune manifestation.
Il y a tellement de choses à dire sur la république française, ce système qui n'est ni la démocratie ni la dictature, mais quelquechose d'unique au monde. Avant chaque élection donnée comme perdue par des sondages à usage interne mais payés avec l'argent public, le pouvoir en place change le mode de scrutin ou encore les limites électorales ; l'argent du contribuable est utilisée massivement pour des fins personnelles (logements, voyages, réceptions privées, domestiques, etc) ; le Parlement est relégué au rang de chambre d'enregistrement et de toute façon il ne représente pas du tout le votes des électeurs, etc.